Bienvenue sur world-blogueur.com. Ce blog rassemble les récits et photos de mes périples et expériences près d'ici ou à travers le monde. Bonne route...

vendredi 18 mai 2007

Bibliothèque - Récit de voyage: L'axe du loup

L'axe du loup de Sylvain Tesson
Prix indicatif: 6.30 € - Cliquez sur l'image pour l'acheter


Mon avis sur ce livre


L'itinéraire nord-sud de la Sibérie à l'Inde à travers une zone méconnue, sur les pas de Slavomir Rawicz, polonais et évadé du goulag en 1941. 

Le mot est tellement juste que le lecteur accomplit chacun de ses pas, j'y étais, je l'ai fait...
(un bémol, une incompréhension face à cette réflexion p.167  qui débute par "Je juge reposant pour l'âme de voyager parfois...") 

samedi 5 mai 2007

Jordanie - Egypte, d'Amman au Caire (2/2)



Nous savons que le bateau part entre 11h00 et 12h00 et effectue la traversée jusqu'à l'Egypte, en une heure environ. Nous devons donc nous rendre au port vers 9h30 pour remplir les formalités de douane. Nous y sommes à 9h00.
Plus aucune place ! On nous explique qu'il s'agit d'un week-end de trois jours en Jordanie et que les billets se sont arrachés, tout comme les chambres d'hôtel à Aqaba... Le type au guichet m'explique qu'il y a bien un cargo qui part entre 15h00 et 17hOO et met entre 3 heures et 4 heures pour traverser...
" Venez me voir à 12h00, j'essaierai de faire quelque chose pour vous..."
Une longue attente commence alors pour nous. Le problème c'est que nous avons déjà rempli les formalités douanières, donc nous sommes officiellement sortis de Jordanie mais pas encore en Egypte. Nous devons donc rester dans ce terminal glauque et sale, où les chats errants essaient sans relâche de m'arracher une miette de mon sandwich rassis...
Je fais une tentative à 10h30, échec !
Finalement, nous prenons nos sacs et nous nous asseyons en face du guichet. Nous retrouvons Simone, une des françaises avec qui nous avons partagé notre 4x4 dans le Wadi Rum. Finalement, vers 11h15, le type m'appelle, c'est bon, nous embarquons ! Nous montons dans le bateau, nous jetons nous même nos sacs dans une remorque dans la cale, puis un officier nous prend nos passeports. Il nous explique que nous les récupérerons à Nuweiba, en Egypte.
12hOO, nous sommes assis.
13h30, nous partons enfin.
15h00 nous accostons, mais apparemment, personne n'est décidé pour nous ouvrir la porte. A 16h30, enfin l'unique petite porte s'ouvre et les 5OO passagers dont nous faisons partie essaient tant bien que mal de se frayer un chemin par ladite porte.
Un officier me croise, je lui demande où est mon passeport. Il me dit que je dois l'avoir sur moi. " Euh non, je ne l'ai pas..." Il commence à hausser la voix, un autre arrive et me confirme que je le récupérerai à quai. Récupérer le passeport est devenu mon obsession. Nous arrivons enfin à quai, il nous faut prendre un bus.
Le bus s'arrête et la foule escalade les remorques pour récupérer les bagages. Celles-ci sont stationnées au milieu d'un bazar le plus complet, et si nous voulons récupérer nos sacs, il nous faut rentrer dans les remorques et les prendre nous même...
Les passeports avant tout. Nous achetons nos timbres-visa et rentrons dans un petit bureau mal éclairé. Un douanier prend un grand sac plastique et le retourne sur son bureau. Des dizaines de passeports sont déversés devant lui.
" Quel est votre passeport ?"
Nous le retrouvons soulagés, conscients que nous aurions pu prendre celui que nous voulions...
Après une petite "escalade de remorque", nous retrouvons les sacs.  Nous passons la douanes et les portiques sonnant sans cesse et prenons un taxi pour Nuweiba. Une case au bord de la Mer Rouge, sous les palmiers, cela fait rêver non ?



Malheureusement, Nuweiba, comme toute la côte est du Sinaï, est une cité à l'abandon. Villages-vacances à l'abandon, projets immobiliers en suspend, contrôles de papiers et de véhicules tous les 10 kilomètres, présence militaire permanente et bien entendu, plus un seul touriste à l'horizon... Sauf nous trois bien sur...
Deux raisons à cela: le Sinaï fut annexé par les israéliens, l'Egypte l' a récupéré en 1983. Depuis, les israéliens, qui en avaient fait un lieu de villégiature, ont déserté. Ensuite, les récents attentas en Egypte ont fait un grand nombre de victimes à Sharm al Cheikh, Dahab, et Taba, toutes situées sur la côte est du Sinaï.
Donc finalement, un gars nous a loué une case pour 7 euros, dans un environnement... particulier. Les commerçants tentent de subsister comme ils peuvent...
La réalité est donc peu reluisante, les photos parlent d'elles mêmes...






Nous négocions un taxi qui nous emmènera le lendemain, au Monastère Sainte Catherine, haut lieu de pèlerinage orthodoxe depuis le VI ème siècle. 

28/04/2007

La 504 break de notre chauffeur file en plein désert, ces étendues immenses où vivent encore de nombreux bédouins.



Nous arrivons au monastère, niché entre des montagnes arides et dominé par le Mont Sinaï, lieu où Moïse aurait reçu les dix commandements.




29/04/2007

Nous partons tous les trois (Pierre nous accompagne jusqu'au Caire) vers 5h15 pour prendre le bus, afin de rejoindre Suez, à l'ouest du Sinaï.
Nous trouvons un minibus. Nous longeons cette côte fantôme, interrompus par les checkpoints militaires. A Taba, frontière israélienne, nous partons vers l'ouest, traversant ainsi de part en part le Sinaï.
Nombreux contrôles encore et des routes interdites aux étrangers à chaque croisement.
Nous arrivons à Suez, ville délabrée ayant pour seul intérêt, le célèbre canal.


 



Nous observons ainsi les immenses cargos, écrasant par leur taille, les plus grands des bâtiments...



Nous y passons une nuit, dans un hôtel déglingué à 4 euros la chambre double...

30/04/2007

Arrivée au Caire, immense ville polluée de 18 millions d habitants.



Promenade au bord du Nil , avec parfois l'impression d'être en Europe (que l'on a quittée il y a quelques temps déjà) du fait de l'architecture haussmannienne. Le Caire est en fait la ville "la plus européenne" que j'ai traversé depuis six mois...
Nous montons à la tour du Caire ( presque 200 m ), histoire d'observer à quelle ville nous avons affaire...




Nous finissons dans un de ces délicieux restaurants qui truffent la ville...

01/05/2007

Sans cesse, la vie dans la rue, toute la nuit... Les vendeurs à la sauvette, avertis par leurs guetteurs, plient leur stand et disparaissent en quelques secondes. Ils réapparaissent un instant plus tard.
Réveil matinal, nous devons une fois encore profiter des sites avant que les touristes n'affluent ... Départ 6h00 pour les célèbres pyramides de Gizeh . Nous trouvons de suite un taxi qui nous y emmène. Le site ouvre à 7h30, nous y sommes à 6h20. Un type nous interpelle, nous montons sur le toit de son habitation. La vue qui s'offre à nous est exceptionnelle, les trois pyramides et le sphinx, teintés par le soleil levant...
7h30, nous entrons profitant au moins de 45 minutes seuls pour profiter des lieux.








Nous repartons pour Dachour, d'autres pyramides, pas aussi célèbres mais tout aussi impressionnantes et moins fréquentées.



Nous rentrons dans la pyramide rouge, un long canal de 62 mètres et 125 marches, haut de 1.20 m, nous emmène au cœur de la pyramide. Amis de la claustrophobie, s abstenir...
Nous déjeunons, toujours accompagnés de Pierre, notre compagnon de route et entrons dans le musée Égyptien du Caire, mondialement célèbre pour l'immense valeur historique de ses collections.


Effectivement, tombeaux, momies, statues, outils et masques funéraires ( dont celui de Toutânkhamon ), nous plongent dans l'Egypte antique, 4000 ans dans le passé...

Anecdote du jour: Après avoir rencontré il y a une semaine, des suisses, rencontrés en Inde 9 mois plus tôt, nous avons rencontré au musée du Caire, un gars que nous avions croisé au Rock Palace, au Yemen, fin mars !

02/05/2017

Déambulations dans le Khan Khalili, Le Caire Islamique, un délice de dédales, et d'authenticité, à condition de "pousser" au delà des principales artères.















Puis nous nous reposons dans un parc dominant cette ville grouillante et attachante.




03/05/2007

Nous laissons Pierre continuer ses aventures solitaires, retour à Abu Dhabi.

Jordanie- Egypte, d'Amman au Caire (1/2)

D'Amman au Caire, du Moyen Orient à l'Afrique... Relier ces deux capitales, c'est voyager à travers les religions et les anciennes civilisations, les villes et les espaces naturels, les rencontres et l'isolement, dans cette région riche et passionnante où cultures et traditions se conjuguent à tous le temps.



20/04/2007

Nous arrivons à Amman vendredi 20, frappés par la verdure environnante. Un panneau annonce: " frontière irakienne 339 km"... L'hôtel est délabré, l'eau froide, nous y restons tout de même...

21/04/2007

Nous nous rendons à a gare routière d'Abdali pour prendre un bus pour Jerash, une cité antique remarquablement conservée. Rencontre avec un chinois de Shangaï qui n'en revient toujours pas des cinq prières par jour...
Jerash est une ville dans la ville, immense et il est stupéfiant de voir ces colonnes romaines, debout depuis 2000 ans.






Nous passons l'après-midi à nous promener dans la citadelle d'Amman. Celle-ci domine la ville et rend compte de son organisation: une multitude de collines couvertes d'habitations. La vue s'étend sur les toits et le théâtre antique.





Nous regagnons la ville basse. Il est 17h15, le théâtre antique ferme à 17h00, il est 17h15. Nous interpellons un policier, il nous fait rentrer discrètement et nous fait visiter le musée du folklore.

22/04/2007

Retour à la gare routière d'Abdali, pour nous rendre à Madaba en minibus surchargé...
Madaba est une petite ville paisible, qui compte autant de mosquées que d'églises; 1/3 de la population est chrétienne.



Nous engageons Samir pour nous faire visiter les curiosités de la région.
Nous montons au Mont Nébo, montagne de laquelle Moise aurait vu la terre promise. Une église et des mosaïques millénaires font également l'intérêt du site. On distingue de son sommet, la Mer Morte, Jéricho et loin, très loin, Jérusalem ( 45 km ).



Nous entamons ensuite une descente vertigineuse vers la Mer Morte, point le plus bas du globe ( - 460 mètres ). Les barrages militaires nous rappellent que nous longeons la frontière israélienne.






 
Baignade dans l'eau de la Mer Morte, assis, flottant comme des bouchons. La salinité y est sept fois supérieure à l 'eau de la mer. Pas de poissons, aucune vie. Pas de bateaux, l'endroit est trop stratégique.
Rinçage dans un torrent puis discussion avec Samir qui nous ramène sur l'importance de l'humain quelque soit la religion...
Retour à Madaba où appels à la prière et cloches s'entremêlent...


23/04/2007

Nous avions prévu de relier Madaba à Pétra en deux jours. Samir nous propose de nous emmener, d'autres français désirent s'y rendre. Nous gagnerions une journée. Nous acceptons profitant ainsi du partage des frais. Nous montons avec Pierre, un français à la retraite de Draveil !
Nous discutons tout au long de la route.
Nous visitons le décevant château de Kérak.


Les panoramas sont en outre spectaculaires ( Wadi Mujib, Dana... )



Nous arrivons en fin de journée à Wadi Musa, village signifiant pour nous l'arrivée à Pétra. 



Nous trouvons une petite chambre, Pierre est notre voisin de palier.

24/04/2007


Petra est un site construit par les Nabatéens, les constructions y sont taillées a même la montagne, dans la roche ( contrairement aux temples romains, taillés et assemblés ) et la plupart d'entres elles existent depuis plus de 2000 ans.
J'avais peur d'être déçu, depuis le temps que j'en entends parler... J'avais peur d'être déçu, le site est tellement réputé, il y a tellement de visiteurs chaque jour...
Pour profiter pleinement du site, nous nous sommes donc levés à 5h40, afin d'être les premiers  à l'ouverture (6h30). Réveillé à 4h30, excité comme un gamin, j'espère ne pas avoir fantasmé ce pourquoi les voyageurs viennent en Jordanie. Nous partons donc avec Pierre, notre compagnon de route, rencontré à Madaba. L'entrée du site est à un kilomètre de notre hôtel, nous marchons quelques centaines de mètres et sautons à l'arrière d'un pick-up pour rejoindre le Siq, point de départ de l'aventure.
Nous sommes seuls, nous passons par la grande porte, avec le sentiment que ce monde nous appartient.
Le siq est un canyon, long de 1200 mètres, large de cinq voire de deux mètres et enclavé entre deux falaises hautes de 200 mètre chacune. Il serpente, se rétrécit, s'assombrit et s' éclaircit. Seul le bruit de nos pas est perceptible. L'excitation d'être seuls à cet endroit si convoité est enivrante.
Le corridor semble ne jamais se terminer, puis c'est la délivrance, nous comprenons que nous rentrons dans Petra. La, juste derrière le dernier promontoire rocheux, se dessine El Khasneh, le trésor, un tombeau de 40 mètres de haut, sculpté à même la roche rouge.

  

Nous sommes seuls, face à cet édifice monumental, enclavé entres les montagnes. Cet instant nous appartient désormais, nous sommes partagés entre l'excitation de " l explorateur " et l'émotion.
Petra est un immense domaine de montagne, un espace sans limite ou l'on peut vagabonder à sa guise. Les possibilités de randonner sont illimitées et les découvertes se succèdent à un rythme impressionnant. Très étonnant, nous avons accès à tous les édifices, nous pouvons y entrer en toute liberté.


Je ne vais pas faire la description des autres sites, non parce qu'ils n'ont pas d intérêt mais parce que les photos parleront d'elles mêmes.










Ce lieu est magique.
Nous avons finalement marché 8 heures, 8 heures à grimper, descendre, contempler, découvrir...
La visite de Petra, combine l'approche historique mais aussi naturelle et même sportive car la randonnée permet de s'écarter des foules ( qui ont quand même pointé le bout de leur nez vers 9h00 ) et ce dans un cadre spectaculaire de montagnes et canyons, sans réelle frontière.
Finalement, nous avons été la plupart du temps, seuls, combinant départ matinal et sentiers escarpés.
Seul le retour au - trésor - vers 13h30 nous a offert un bain de foule, bien que limité...
Nous y retournons demain pour découvrir d'autres sentiers de randonnée et d'autres vestiges rouges et roses.
Tant sur le plan historique que géographique, Petra est un site véritablement exceptionnel.



Dernier regard su le trésor...
L'anecdote du jour: Il était encore assez tôt, nous n'avions croisé guère plus d'une dizaine de personnes et nous redescendions d'un monastère par un petit sentier escarpé, nous croisons un couple. La femme hésite et nous interpelle. - Je vous reconnais, nous nous sommes vus en Inde - . Effectivement, nous étions dans le même bus pour Manali le 16 juillet et avions partagé un repas ensemble. Nous nous sommes jetés dans les bras les uns des autres tellement la coïncidence est surprenante. Quelle probabilité de les rencontrer ici ?

Repas à la terrasse d'un café à observer la rue jordanienne, animée et désorganisée...

25/04/2007


De retour dans les montagnes mystérieuses de Petra.
Départ a 6h00.
Canyons et ascensions pour découvrir d'en haut les tombes et les palais... Et toujours seuls.
 




 





Aujourd’hui, seulement quatre heures de marche. Nous passons une dernière fois par le Siq, avec le sentiment d'être loin d'avoir tout vu...


Nous nous associons finalement avec Pierre et trois autres françaises pour louer un 4x4 et son chauffeur, afin de découvrir le désert du Wadi Rum, le désert qui a vu fouler les pas de Lawrence d'Arabie.
Nous nous mettons d'accord, le chauffeur nous ramènera avec Pierre à Aqaba, sur les rives de la Mer Rouge, tandis que les filles passeront la nuit dans le désert. Je sais bien ce que signifie passer la nuit dans le désert: il s'agit de passer la nuit dans un camp " en dur" avec généralement une centaine de touristes, rien d'authentique et on ne ferme pas l'œil de la nuit.... L'avenir me donnera raison. 

26/04/2007

Visibilité très moyenne, beaucoup de vent...



Nous rejoignons la petite équipe et partons avec le chauffeur. Trop d'intermédiaires, une bonne dose d'arnaque... Plusieurs fois j'ai du remettre le programme au clair. Le camp où vont dormir les filles correspond à ce que j'avais décris, deux énormes projecteurs en plus, peu pratique pour voir les étoiles...Des cars de 60 places y sont déjà stationnés.
Finalement nous parvenons à effectuer le programme prévu et bien qu'assez fréquentée, la réserve du Wadi Rum révèle une multitude de facettes que nous avons pu aborder seuls et isolés. Montagnes, roches et sables blancs et rouges...






Le manque de visibilité rend le site moins photogénique mais l'atmosphère qui s'en dégage et du coup assez particulière...
Nous regagnons l'entrée de la réserve, trouvons difficilement un hôtel à Aqaba et Pierre, notre compagnon de voyage, poursuit la route avec nous et acquiert son statut de voisin de palier. Aqaba est la seule station balnéaire de Jordanie. La ville est située à la frontière saoudienne, israélienne et égyptienne. C'est là que nous devons embarquer pour rejoindre l’Égypte.
Balade en soirée, en bord de mer, avec une glace...
 


  
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