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mercredi 8 mai 2013

Japon, Konnichiwa Tokyo

Le Japon. A l'extrême est sur le planisphère.  Pays ultramoderne ? Emprunt de traditions millénaires ? Séismes, sumos et mangas rythment-ils le quotidien de l'archipel ? Un petit voyage pour vérifier... A pied, en train, en métro et sans les enfants, à la découverte de Tokyo et, un peu plus au nord, des temples de Nikko.


30/04/2013
Vol à Roissy à 11h45. Pour éviter les embouteillages, nous y sommes à 7h00. Vol pour Moscou. Vu de l'avion, c'est la débâcle. Les rivières et les lacs libèrent progressivement leur glace. Ici, c'est une usine qui rend liquidité au cours d'eau qu'elle borde. Que relâche-t-elle dans l'eau ?
Nous avançons nos montres de deux heures. Vol pour Tokyo, nous avançons nos montres de 5 heures. Entre cafés tord-boyaux (pourquoi j'en prends à chaque fois que l'hôtesse passe ?) et micro-siestes, au dessus de la Sibérie occidentale, centrale puis orientale et derrière un ronfleur, nous arrivons après 9 heures de vol à Tokyo .

Nous sommes le 01 mai.
01/05/2013
Une fois les contrôles passés (température corporelle, empreintes, photo, passeport et douanes), nous nous retrouvons à l'extérieur. Les fumeurs sont parqués dans des cages en verre.
Train jusqu'à Asakusabashi, quartier de notre hôtel. Sans vouloir véhiculer de clichés hâtifs sur le Japon, en face de moi se trouvent: une jeune femme en jupette scotchée sur son téléphone et un quadra plongé dans un manga. La rame complète est plongée dans le silence...
Nous gagnons l'air libre.  Il est 13h30, nous laissons les bagages à l'hôtel et reprenons le métro direction Asakusa. Un peu fatigués, il est 7h00 de moins en France et ce ne sont pas les deux heures de sommeil de l'avion qui nous ont reposés (Il est donc 6h30 en France pour ceux qui n'ont pas pris la peine de faire le calcul).
Asakusa, quartier animé dominé par la Sky Tree Tower (634 m) et célèbre pour son Temple fréquenté, le Senso-Ji.










Le Temple  Senso-Ji.









Dîner dans une gargote de 5 m carrés, impossible de me souvenir du nom du  plat ingurgité mais je me félicite pour mon habileté à manier les baguettes.




Premières impressions: le calme. Les piétons (certains protégés par le masque anti-microbes) marchent tous dans le même sens et ne se parlent pas. Par conséquence, lorsque nous nous parlons, nous nous surprenons à chuchoter... Les fumeurs se retrouvent pour en griller une exclusivement aux endroits prévus à cet effet. Pas de poubelle. De toutes façons, on ne mange pas ni ne boit dans la rue... Enfin, je ne cesse de confondre les trois mots que j'ai appris en japonais avec le nom des stations de métro...
Coucher à 18h30. Nous espérons faire 12h d'affilée...
02/05/2013

A 0h30, nous refaisons le monde, enfin on ne parvient pas un fermer l'œil... Je descends chercher quelques biscuits à la réception. Depuis le départ, je lis "Tokyo" de Mo Hayder, un thriller se situant dans l'univers de la mafia japonaise. Dans les couloirs sombres et déserts du 8 ème étage, je crains de croiser un Yakusa...
Train pour Nikko, bourgade à 1H50 de Tokyo.
La banlieue de Tokyo défile. Les parkings voitures et vélos sont sur élévateurs pour gagner de la place. Le linge qui sèche aux balcons est disposé de façon méthodique et rigoureuse. Concrètement, il n'est pas disposé comme le mien ou celui de mes voisins.
Le repose-pieds (position chaussures) fixé sur le siège de devant se déplie (position chaussettes) et offre aux chaussettes du voyageur une moquette douce et fournie.
Une voix enfantine et mélodieuse chante dans le couloir du train. C'est la vendeuse de café et autres friandises. Le contrôleur pénètre dans le wagon , ôte sa casquette et s'incline afin de saluer les passagers...
Dans le train, je pose mon gobelet de café sur le rebord de la fenêtre. Je sais qu'il ne tombera pas, nous sommes au Japon, tout est propre, tout est net, tout est sous contrôle....
L'omniprésence de l'eau...

Nous arrivons à Nikko .



Bus pour le lac Chuzenji, situé à 1269 m d'altitude.
Petit détour par la cascade d'une hauteur d'une centaine de mètres. Pour y descendre, le visiteur n'a pas le choix: payer et prendre l'ascenseur (avec groom et gants blancs). Nous descendons de 100 m avec l'impression que les portes s'ouvriront sur un hall d'hôtel luxueux.
C'est par ailleurs le seul lieu où nous croiserons quelques touristes. Le reste de la bourgade et les abords du lac semble endormis de longue date... Peut-être est-ce ce froid glaçant qui décourage les promeneurs.




Promenade glacée le long du lac Shuzenji, halte dans un petit temple désert et repas.










Sur la route, des panneaux annoncent des travaux. Effectivement, c'est un gros chantier qui grignote une partie de la route. Un ouvrier, armé de son drapeau pour faire circuler et couvert par un casque  est vêtu de son traditionnel gilet jaune recouvrant un complet veste-chemise-cravate du plus bel effet (!)
Le bus nous dépose ensuite au Temple Togoshu, merveille classée patrimoine mondiale de l'Unesco. Les touristes sont en grande majorité japonais. Nous ne maîtrisons pas l'ensemble des codes mais le lieu est de toute beauté, entouré pas de puissants arbres centenaires.

















Nous redescendons vers le Pont sacré Shinkyo puis la gare de Nikko où nous dégustons un cheese Cake en attendant le train.



Ce qui est étonnant en matière de transports, c'est l'absence d'attente, de temps morts. Il suffit de s'asseoir dans un train ou un bus pour qu'il parte...

Dîner à Asakusa...


03/05/2013

Réveil tardif. Nous sautons dans le métro pour Shinjuku, quartier d'affaire vraisemblablement endormi par le caractère férié de ce vendredi.
Shinjuku est la plus grosse gare du Japon. Nous passons dix bonnes minutes à tenter d'en sortir.
Une fois à l'air libre, les promesses sont tenues. Des buildings et des rues désertes.








Nous montons au 45 ème étage de la colossale mairie (1 milliard de dollars pour sa construction). Point de vue panoramique, Tokyo est tentaculaire, le Mont Fuji se dessine au loin...





Nous rejoignons Shibuaya à pied, en traversant le grand parc Yoyogi.


Shibuaya est un quartier où se trouve le plus gros carrefour piéton du monde. Une marée humaine se déverse sur la chaussée lorsque le feu passe au vert. Une marée humaine capable de tout engloutir dans le plus grand calme. Mieux vaut ne pas trébucher ou faire tomber ses lunettes. Shibuya où la publicité est une agression. Elle stimule à l'accès les yeux des humains, elle leur fait tourner la tête, elle les épuise. En tous cas, nos yeux sont fatigués par tant de sollicitations... Shibuaya est extraordinaire. 

























 


Nous nous retrouvons exténués assis dans le métro, nos yeux clignotent encore...
Nous nous sommes trompés de ticket, c'est le bip du tourniquet qui nous l'indique. Point de molosses qui nous plaquent au sol, point de garde à vue ou simplement d'amende. Le contrôleur se confond en excuses : "Excusez moi mais vous devez payer le complément..."
04/05/2013

Réveil encore plus tardif, direction Ueno où nous déambulons dans le marché.








Le Parc d'Ueno est une bulle d'oxygène et de verdure, lieu de promenade des familles en ce samedi. Beaucoup d'enfants alors que nous en avons vus très peu depuis notre arrivée. Le temple Toshogu est fermé, nous visitons son jardin. Alors que les japonais se plient en quatre pour photographier les fleurs abritées d'ombrelles, nous traversons brièvement le lieu avec cette impression qu'il s'agit de la même fleur dupliquée à l'infini.




Des hommes et des femmes vêtus de kimonos pratiquent des danses collectives traditionnelles. L'instant est d'une douceur exquise...






Une glace ! Comme souvent, il faut payer dans une petite machine qui vous délivre un ticket. Évidemment tout est écrit en japonais et la commerçante semble bien trop affairée pour venir nous aider. Finalement, nous abandonnons vaincus par cette machine qui ne veut rien comprendre...

Nous rejoignons à pied le quartier de Yanaka. Son cimetière est un lieu de grande quiétude.







Sa rue commerçante est vivante, grouillante et l'ambiance y est "horizontale". En effet, de vieilles maisons, des échoppes accueillantes, une rue piétonne et point de gratte-ciel. Une ruelle à taille humaine. Les gens y sont assis, mangent et boivent dans la rue !










Retour en métro sur Asakusa où nous prenons progressivement nos habitudes. Retour au Senso-ji, quelques sushis et nous retrouvons l'hôtel situé à deux stations de métro.






05/05/2013

Métro pour Odaiba, île artificielle et futuriste. Le panorama à lui seul mérite le trajet...





En effet, en sortant du métro, l'édifice de Fuji Television s'impose à l'œil.


Nous sommes dimanche. Des milliers de japonais sont venus ici prendre le soleil. Des tentes et des barbecues géants sont installés. Pour 500 yens (4 euros) une barquette de pâtes avec des œufs et de la viande. Moment précieux d'un pique-nique au soleil assistant, avec une foule immense à un spectacle de jongle sur l'esplanade d'Odaiba.




Odaiba propose également au visiteur une réplique de la statue de la liberté et surtout une vue merveilleuse sur la baie de Tokyo et le Rainbow Bridge qui est, je l'avoue, la raison de ma présence ici. Un pont immense, passé à l'aller en monorail, que nous nous apprêtons à emprunter à pied pour regagner le continent.


 

Petit détour par le mall où nous découvrons avec stupeur une nurserie pour chats et un magasin immense entièrement dédié à nos amis les chiens. Vous y trouverez, outre les classiques laisses, des vêtements, des sous-vêtements, des poussettes, des cosys, des landaus, des bonbons et un traiteur. N'oublions pas le toiletteur pour garder le poil soyeux.






J'oubliais de vous dire, mais vous l'aurez compris, que le chien, au Japon, est considéré comme un humain ou plutôt un bébé. Il est donc habillé suivant la mode et trimballé dans une poussette prévue à cet effet.



Sur la plage, des combats de Sumos sont organisés et des enfants peuvent s'y initier. Les enfants valdinguent, les sumos ne leur laissent pas la moindre chance...








Revenons cependant à ce qui m'intéresse davantage, le Rainbow Bridge que l'on peut donc franchir à pied.
Nous atteignons les premiers piliers du pont. La promenade est fabuleuse tellement la vue qui s'offre à nous est panoramique.















De retour sur le continent, nous prenons, à pied, la direction de Ginza. Les kilomètres s'enchaînent sans que nous rejoignions  une route figurant sur ma carte incomplète. Lassés, nous nous affalons dans le métro. Arrivés à bon port, nous réalisons le chemin qu'il nous restait à parcourir...
Ginza, temple du luxe, nous devons ramener à une connaissance, de la colle spéciale pour papier japonais. Le magasin que nous cherchons se trouve à Ginza. Autant chercher un baguette sur un passage piéton de Shibuaya. Et pourtant, à force de demander, nous trouvons ce magasin et un miracle n'arrivant jamais seul, nous trouvons la colle en question !





Retour sur Asakusa où nous voulons jouir du panorama du haut de la Skytree Tower. Le prix exorbitant nous décourage (80 euros à deux) d'autant plus qu'il ne nous reste qu'une petite poignée de yens.





A l'hôtel, je demande à visiter les capsules. Ce ne sont pas des chambres mais des lits enfermés dans des boites. Télévision et lumière sont les deux seules options disponibles mais pour une trentaine d'euros la nuit, il ne faut pas trop en demander...



06/05/2013

Dernier jour au Japon.
Nous partons très tardivement pour Yoyogi où nous retrouvons le parc qui abrite le temple Meiji Jingu
Le lieu est très fréquenté en ce jour férié. Tout est toujours très fréquenté cependant, jour férié ou pas. Le temple est un petit havre de paix.
Un mariage a lieu. A la vue de la procession, nous avions pensé à des funérailles tellement les membres du convoi semblaient graves. Puis le couple en tête sacrifie aux éternelles séances photo. C'est donc un mariage.







Nous filons par la suite à Harajuku. Harajuku est "the place to be". Un quartier où les derniers accessoires de mode sont en vente libre (Bien que l'on puisse envisager d'en interdire la moitié). Dans les faits, il s'agit d'une ruelle où l'ensemble des articles et des publicités vous agressent violemment, tout comme les hommes-sandwich, les mégaphones et la musique.



Nous prenons ensuite le métro pour Roppongi.


C’est ce moment que nous choisissons pour compter nos yens restants. Et c’est à ce moment que tout devient plus compliqué.
Il nous faut quelques milliers de yens pour rejoindre l’aéroport demain. Il nous faut au moins 1000 yens pour manger. Il nous faut 2900 yens pour monter sur la plate-forme d’observation de la Tokyo Tower. Il nous faut quelques centaines de Yens pour rentrer en métro et pour boire un café avant de prendre l’avion. Dans les faits, le compte n’y est pas.
Si nous ne mangeons pas ce soir, nous n’avons pas assez. Si nous ne montons pas à la Tokyo Tower… Non, il nous faut monter. Si nous rentrons à pied à l’hôtel, nous devrons traverser tout Tokyo et ce ne sont pas les 5 euros d’économie qui vont solutionner notre problème.
Curieusement, à Tokyo, très peu de distributeurs d’argent. Nous cherchons donc une poste. Nous marchons trente minutes. Le caissier d’un Seven-Eleven nous rappelle que ce lundi est férié.
Nous nous rendons dans le hall de la Tour de Tokyo, un magnifique et salvateur distributeur de billets nous sort de cette fâcheuse situation.
Tokyo Tower est la réplique rouge de notre Tour Eiffel. Elle fut construite ente 1957 et 1958. Elle s'élève à 332,6 m soit 7,6 m de plus que notre tour parisienne. La vue de la plate-forme située à 250 m est sans limite et l’horizon ponctué des toits des buildings.





















07/05/2013

Aéroport, vol pour Moscou (10 heures) puis pour Paris (3h40). Nous avons voyagé avec le soleil, il ne s’est pas couché depuis 24 heures, nous non plus d’ailleurs…


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